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Roc Blanc (2542 m)
Le Roc Blanc est le grand seigneur du Donezan, un espace naturel excentré et isolé à l'est de l'Ariège, entre le Sabarthès, le plateau de Sault et le Capcir. Cette région au riche patrimoine historique est recouverte par les vastes forêts du canton de Quérigut. Les saisons y sont très marquées et invitent aux activités de montagne, la randonnée en particulier.

En la matière, le secteur le plus séduisant est celui de l'étang du Laurenti. Ce petit paradis fleuri, où il fait bon taquiner la truite, ou tout simplement faire la sieste à l'ombre d'un pin, n'est pas sans rappeler les lointaines Laurentides québécoises. Je m'y rends de bon matin. Au-dessus de ce cadre enchanteur, magnifié par les couleurs flamboyantes de l'automne, se dresse le Roc Blanc, fraîchement recouvert de neige. L'hiver toque à la porte !

Je longe les berges, franchissant les eaux cristallines qui jaillissent des flancs de la montagne, puis je poursuis dans le fond du vallon. Le sentier tire ensuite à droite, jusqu'à une cuvette. Je remarque alors une combe bien enneigée sur ma gauche. Je la remonte en crampons pour sortir à quelques encablures du Pic de Baxouillade (2546 m).
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Cotation :
Refuge du Laurenti (1610 m)
Horaire :
1550 m
7h15
Bonnes
PD-
Traversée S-N
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Ariège (Pyrénées)
7 Novembre 2013
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Après avoir profité du panorama et de la douceur de l'air, je prends la direction du nord. Une crête large et facile me conduit rapidement au Pic de Canras (2459 m). Quelques pas de désescalade me permettent ensuite de rejoindre le col du Laurenti. La montée vers le Roc Blanc est raide, et pas dépourvue de danger à cause de la neige fraîche qui fragilise les appuis du randonneur. J'atteins finalement la cime (mon 500ème sommet pyrénéen !), qui est constituée d'un empilement de blocs. La vue est superbe sur les hauts reliefs de l'Ariège. Des montagnes que je peux désormais identifier clairement car j'y ai multiplié les ascensions cette année.

Je choisis de redescendre directement par la face nord, via un grand entonnoir qui plonge vers la coume de Barbouillère. Les crampons aident, car le terrain est escarpé, et la neige est dure comme du béton à cet endroit qui ne voit jamais le soleil. Quelques isards fuient à mon passage, en faisant preuve de toute l'agilité qui les caractérise. Si seulement je pouvais progresser aussi aisément qu'eux en terrain accidenté, les ascensions seraient bien plus faciles !

Je conclue cette belle journée par l'ascension du Pic de la Camisette (2426 m), au prix d'une remontée éprouvante en terrain glissant. Puis c'est le retour vers la civilisation, via les impénétrables forêts du Donezan et les prairies secrètes de Bousadus, alors que le ciel se couvre.