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Mont de la Coche (2070 m)
Le hasard veut qu'il y ait 14 sommets de plus de 2000 mètres d'altitude dans le massif des Bauges. Le parallèle avec les 14 "8000" de la planète est certes osé, mais il n'en est pas moins amusant. A ce jour rares sont ceux qui sont parvenus sur toutes les plus hautes montagnes du monde. Alors en attendant de pouvoir les imiter dans cette prestigieuse quête des toits de l'Himalaya, j'ai choisi très modestement d'entrer dans la catégorie des "summiters" baujus. La gloire n'est pas la même, mais le plaisir d'être en montagne est tout aussi comparable.

Le moment est venu pour moi de finir la "collection" commencée quatre ans plus tôt, en cochant les deux derniers pics de la liste, Tré le Molard et le Mont de la Coche. C'est avec cette idée en tête, et fortement motivé, que je démarre du Nant Fourchu, dans le creux du vallon de Bellevaux, et que je remonte pour la troisième fois le large sentier menant à l'alpage d'Orgeval. En ce dimanche matin l'ambiance est sinistre, le ciel très menaçant, et un vent démentiel fait plier les arbres et tourbillonner les feuilles mortes. Les rayons du soleil parviennent à percer un court instant, créant de jolis contrastes de couleurs sur la Pointe d'Arcalod, alors que je quitte le tracé pour remonter sur ma gauche des pentes herbeuses.
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Massif :
Date :
Départ :
Dénivelé :
Conditions :
Cotation :
Nant Fourchu (990 m)
Horaire :
1180 m
3h45
Mauvaises
F
Versant est
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Bauges (Alpes)
27 Octobre 2013
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J'atteins Tré le Molard (2035 m), une bien modeste éminence. De là-haut je vois venir la colère du ciel : au sud un voile opaque engloutit les reliefs, les uns après les autres. C'est la pluie qui déferle sur le massif ! Vite, il faut terminer le "travail" ! Alors je file à grandes enjambées, car je ne veux pas faire demi-tour maintenant, à cent mètres seulement de mon ultime sommet. Je cours dans la pente, à m'en faire exploser le palpitant. Je ne suis jamais monté aussi vite. En cinq minutes je rejoins le Mont de la Coche, mon 14ème et dernier "2000" des Bauges ! Pari gagné !

J'aurais aimé célébrer cela comme il se doit, mais les conditions météo ne s'y prêtent absolument pas. L'averse est déjà sur moi, des bourrasques me fouettent sans cesse le visage. Me voilà vite trempé, malgré un équipement gore-tex dernier cri... Maintenant je sais ce que ça fait de passer dans une machine à laver !

Alors que les éléments s'apaisent dans la descente, je savoure pleinement l'aboutissement heureux (bien que trop humide) de ce projet d'ascension des 14 "2000" des Bauges. Un défi des plus humbles, mais qui me tenait particulièrement à cœur. C'est donc avec un sentiment d'accomplissement que je termine cette sortie qui fut menée tambour battant, de peur que le ciel ne compromette mes plans. Si je devais être tout à fait complet et exact, je pourrais même dire qu'on dénombre 15 "2000" dans les Bauges, si l'on considére la Petite Sambuy qui apparaît sur la carte en tant que tel. Quinze sommets, autant de belles ascensions. Et le tout sans oxygène !